Icod de las Vinos et son Dragonnier millénaire
Le village d’Icod de los Vinos est célèbre pour son dragonnier millénaire (Dracaena draco). Présenté comme le plus vieux du monde, son âge exact reste difficile à déterminer, car il ne produit pas de cernes. Il aurait probablement plusieurs centaines, voire plus d’un millier d’années. Pour les Guanches, il était déjà un arbre sacré. Sa résine rouge, le “sang de dragon”, était utilisée à des fins médicinales, rituelles et commerciales.

On peut l’apercevoir depuis l’église, mais pour vraiment l’observer, on entre dans le jardin botanique (5€). Cela permet de l’admirer sous tous les angles.
Le jardin vaut clairement le détour : palmeraie, plantes endémiques, espèces cultivées, panneaux explicatifs sur la vie locale d’autrefois. On y traverse une petite bananeraie, et même un jardin aromatique entretenu par quelques poules en liberté.
Falaises de Punta Juan de Centellas et piscines naturelles
un peu plus au nord, vous avez la possibilité de faire une petite balade à flanc de falaises à la Punta Juan de Centella.
Mettez de bonnes chaussures : les sentiers sont étroits et escarpés. Je déteste ce genre de balades à flanc de falaises. Hubert, lui, adore m’y traîner. Les piscines naturelles sont magnifiques, mais elles peuvent devenir dangereuses selon la marée et l’état de la mer.

Côté faune, on observe surtout des pigeons bisets, des lézards de Tenerife et des Goélands leucophées, sous-espèce atlantique bien adaptée aux falaises volcaniques et aux zones portuaires. En hiver, lors de fortes houles, il arrive d’observer des goélands marins, plus rares, ainsi que des espèces nordiques de passage comme le goéland cendré ou le goéland brun.
Un peu plus en retrait, au-dessus des cultures, on entend les Serins des Canaries. Leur chant accompagne souvent les paysages agricoles du nord de Tenerife.

Puerto de la Cruz et la côte nord : d’un port de commerce au tourisme
Un peu plus au nord, Puerto de la Cruz est une ville balnéaire directement exposée à l’Atlantique. À l’origine, c’est un petit port de pêche utilisé dès le XVIᵉ siècle comme débouché maritime pour La Orotava, située plus haut dans la vallée. On y exporte alors notamment le vin, très apprécié en Europe.

Pendant plusieurs siècles, le port joue un rôle clé dans le commerce atlantique, avec des escales de navires anglais, hollandais et espagnols.
Aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, le commerce décline, mais un autre type de visiteurs arrive : des voyageurs européens, souvent britanniques, attirés par le climat doux. Puerto de la Cruz devient l’une des premières destinations touristiques des Canaries.

Depuis la promenade de San Telmo, on observe l’océan. Les piscines naturelles, protégées par des digues de basalte, canalisent partiellement la houle. Mais la mer reste puissante, et les surfeurs en profitent.
L’ermitage de San Telmo, fondé en 1780, est dédié au patron des marins.
L’église Notre-Dame de la Pointe de France, datant de 1697, possède un plafond en bois de style mudéjar et trois nefs, face à des jardins paysagers.
En ville, les façades colorées et les balcons coloniaux rappellent l’histoire portuaire de Puerto de la Cruz.







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