On part randonner au départ d’Igueste, tout au nord de l’île. Le village est isolé, calme, loin de l’agitation touristique. On traverse des potagers, des bananeraies, quelques manguiers et des orangers. Certains habitants entretiennent aussi des ruches. L’ensemble donne une impression très simple et apaisante, et on sent tout de suite un mode de vie encore très lié au territoire.

Dès les premiers mètres, le sentier monte. Et il ne s’arrête pas vraiment: 400 mètres de dénivelé positif sur 2km de grimpette. En chemin, on observe les formations volcaniques, les roches sombres et les lézards de Tenerife, toujours présents, profitant des pierres pour se chauffer.

On entend aussi le serin des Canaries, très vocal. Endémiques de Macaronésie, il est l’ancêtre du canari domestique. Un excellent chanteur, parfaitement à sa place dans ce paysage, bien plus que dans une cage.

Arrivés en haut, le vent souffle fort. Une petite chapelle domine le paysage. On s’arrête pour manger, accompagnés par quelques lézards qui tournent autour du sac. La vue s’ouvre sur l’océan et les reliefs d’Anaga.

La descente vers la mer permet de changer complètement d’ambiance. On croise quelques chèvres, très à l’aise sur les pentes abruptes. Puis la Playa de Zapata apparaît. Une plage de sable noir, accessible uniquement à pied ou par la mer. Aucun aménagement, seulement quelques voiliers au mouillage. Le sentiment d’isolement est total.


Il faut ensuite remonter vers Igueste. La montée est éprouvante, on hésite sur le sentier, la lumière commence à baisser, et on profite d’un magnifique coucher de soleil sur la côte sud.






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